Un peu d'histoire


Les origines de Sellières ne sont pas clairement établies. Les armoiries du bourg « D'azur aux trois salières, deux en chef, une en pointe » fondent un lien avec le sel, présent notamment à Salins-les-Bains ou Lons-le-Saunier. Mais une autre hypothèse tirerait le nom de Sellières du diminutif celte « celler » qui désigne une cachette ou du latin « celerias » qui signifie cellier, cave.

De l'occupation préhistorique de la commune ne subsiste peu de traces. Les vestiges retrouvés (quelques pièces) sont contemporains de l'époque romaine. C'est à cette même période que des caves sont construites pour y entreposer le vin pour les armées, mais elles ont disparu au fil du temps.

La commune a subi de nombreuses invasions, d'où la construction d'un château-fort et de remparts à l'époque médiévale pour assurer sa protection.

A la fin du XIIe et au cours du XIIIe siècle, le territoire appartient successivement aux familles de Vienne et de Chalon. Leur seigneurie comptait jusqu'à une douzaine de villages au milieu du XVe siècle. Jusqu'à la Révolution, elle reste sous l'autorité des Chalon Arlay, princes d'Orange, et de leurs descendants.

L'enceinte fortifiée de la cité ne résiste pas aux assauts des troupes de Louis XI au XVe siècle et d'Henri IV au XVIe siècle. Elle est démantelée sur ordre de Louis XIV un siècle plus tard, après avoir revendiqué la possession de la Franche-Comté.

La commune est à nouveau touchée par un épisode de guerre et d'occupation en 1815 par l'Autriche puis par la Prusse en 1871.

Au cours des siècles, Sellières est une Cité de passage appréciée et occupe une place importante au niveau du commerce, bien placée le long des routes menant à Besançon, Lons-le-Saunier ou encore Dole. Elle est un véritable lieu d'échange de produits agricoles (céréales, bois, vins) notamment, où se déroulent foires et marchés jusqu'au milieu du XXe siècle.

Son passé économique est aussi étroitement lié aux forges de Baudin, installées en limites communales de Sellières, sur les berges de la Brenne, à partir de la fin du XVIIIe siècle. L'essor des forges soutient le développement de la commune pendant plus d'un siècle, avec une population qui s'élève jusqu'à 1384 habitants en 1901.